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K2 Geospatial voit le monde autrement

 

Chaque ville a un modèle numérique de terrain issu d’un relevé aéroporté. JMap permet aux décideurs d’obtenir ces images, habituellement gérées par des techniciens spécialisés. « Dans le cas des inondations qui affectent présentement le Québec, JMap Imagery indique toutes les propriétés qui pourraient être inondées, y compris les coordonnées des propriétaires, que l’application transmet à un système d’appel pour informer par téléphone les personnes touchées », explique Jacques Charron, président-directeur général de K2 Geospatial. « On peut ensuite voir les résultats de la campagne d’appel et agir en conséquence. »
 
La géomatique pour tous
Détenteur d’une maîtrise de l’Université Laval, où il a étudié les systèmes d’information géographique, Jacques Charron a entamé sa carrière au début des années 1990, à l’époque des débuts de la géomatique. Ce contexte favorable au développement de sa jeune carrière l’a amené à participer à divers projets et à enseigner au cégep. « On y utilisait des systèmes d’information géographique (SIG) tellement compliqués », raconte-t-il. « On dit que l’information, c’est le pouvoir, mais je me disais que les détenteurs de pouvoir n’auraient jamais accès à ces renseignements. Il fallait faciliter, simplifier le tout. »
 
Tandis que la démocratisation d’Internet prenait son envol, Windows présentait des solutions de SIG très intéressantes. « On devait développer une solution qui permettrait justement de démocratiser l’accès aux données géospatiales, vectorielles et matricielles, en ligne », explique Jacques. « Puisque les réseaux Web étaient lents, il fallait trouver des astuces. J’ai eu l’idée de développer une solution en ligne qui ne s’adresserait pas aux techniciens, mais plutôt aux décideurs. On voulait donner l’accès à l’ensemble des éléments de données, alors il fallait développer des connecteurs, des composantes logicielles téléchargeables, des interfaces », précise-t-il.
 
Un pixel à la fois
K2 Geospatial est donc née en 1995, se concentrant d’abord sur la recherche et le développement pour la plateforme d’intégration cartographique JMap. L’éditeur de logiciels offrait parallèlement des services de consultation en géomatique, de la structuration de données aux formations, en passant par la réalisation d’études, d’analyses et de plans directeurs. Ces activités permettaient à l’entreprise definancer le 15 à 20 % de recettes qu’elle investit en R&D.
 
La Ville de Montréal a été l’adopteur précoce du produit JMap à son lancement en 1999. K2 poursuit alors la commercialisation du produit et ses activités de consultation jusqu’en 2007, où elle décide de se consacrer uniquement à la mise en place de JMap au sein des organisations.
 
Le logiciel permet aux partenaires d’affaires de K2 de connecter les réseaux complexes de systèmes d’information géographique. « Un exemple de partenaire serait un intégrateur en géomatique dont le client du secteur minier doit gérer de façon rapide et fluide les données relatives à l’ingénierie, la construction, l’environnement, la sécurité, le transport et l’entretien des actifs, y compris les aqueducs, les égouts, les routes, le déneigement et quelque 8500 employés », indique Jacques. « D’autres éditeurs de logiciels aussi, spécialisés en Enterprise Resource Planning, qui intègrent JMap à leurs propres solutions, afin qu’elles soient conformes pour leurs clients qui utilisent déjà notre logiciel. Cela leur donne également accès à un vaste réseau de renseignements », ajoute-t-il.
 
La communauté de partenaires reçoit donc des commissions pour la revente de JMap, s’occupant de la formation et du soutien technique pour les 500 clients de huit pays en Amérique du Nord, en Europe et en Amérique latine. Avec 25 employés à Montréal, K2 peut ainsi assurer la personnalisation de ses services pour ses clients directs, au Québec. Offrant traditionnellement des licences d’utilisation aux organisations pour leurs propres serveurs, K2 présente de plus en plus de services en nuage (plateforme ou logiciels) et d’options hybrides (mi-Intranet, mi-nuage).
 
K2 se mesure surtout aux services de géomatique internes des entreprises, aux éditeurs de SIG et aux intégrateurs informatiques, même si JMap représente un outil plus rapide, transparent et fluide. Désirant augmenter sa croissance organique annuelle d’environ 20 % à 40 %, K2 est le seul fournisseur de solutions qui allient connexion, consolidation et diffusion.
 
Ayant en vue un partenariat avec Microsoft, l’entreprise des TIC se prépare à relever divers défis technologiques et à repenser ses façons de faire, par exemple pour son modèle d’affaires et de tarification.
 
L’éducation, un investissement judicieux 
Avec un don de 2,5 M$ à l’Université Laval pour la formation et la recherche en géomatique, K2 Geospatial permet la mise en place de la plateforme JMap sur le campus. Le spécialiste des solutions géospatiales souhaite ainsi accroître la notoriété du logiciel et de K2 en tant qu’employeur. « C’est rentable, puisque cela va donner aux étudiants l’accès à nos technologies, qu’ils vont apprendre à connaître, à maîtriser, et ils choisiront probablement de les acheter éventuellement dans leurs milieux respectifs », indique Jacques. « Ils développeront aussi un intérêt à travailler pour K2, pour les clients de K2 ou pour les partenaires de K2. »
 
En plus de suivre une formation continue afin de toujours s’adapter au marché, le fondateur de K2 et son équipe fréquentent très régulièrement la scène universitaire et une foule de centres de recherche pour le développement technologique. Ils ont travaillé notamment avec le Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS, les universités Laval, Sherbrooke et McGill, l’UQAM, l’École Polytechnique fédérale de Lausanne, l’École des mines de Paris, l’École nationale des sciences géographiques à Paris, l’Université catholique pontificale du Chili.
 
Tout un univers d’innovation
K2 Geospatial travaille principalement avec des organisations gouvernementales, des municipalités, des sociétés de transport – portuaires, aéroportuaires -, des autorités routières, des compagnies d’utilités publiques et des mines. L’éditeur de logiciels optimise la gestion et la communication en temps réel entre les divers intervenants de ces entreprises. Limiter les dérangements causés par la construction et en assurer un partage de coûts, fournir en un clic une foule de renseignements critiques aux travailleurs de la sécurité publique, simplifier les activités de déneigement, gérer les divers conflits spatiaux temporels impliquant les tournages cinématographiques, voilà certaines des nombreuses applications de la plateforme de connexion cartographique JMap.
 
Le secteur des données géospatiales évolue rapidement dans l’ère des TI actuelle. « Avec Internet des objets, aujourd’hui, tous les feux d’éclairage ou panneaux de signalisation sont munis de processeurs, qui fournissent des infos additionnelles à une solution comme JMap », explique Jacques. « Le big data va dans le nuage, qui est analysé à l’aide de solutions super intéressantes, auxquelles on a accès », ajoute-t-il.
 
Vers une planète intelligente
Ravi par le parcours du produit JMap, Jacques Charron souligne aussi sa fierté pour son équipe, dont certains membres en font partie depuis 20 ans : « En plus de nos valeurs solides telles que l’innovation, la performance, l’esprit d’équipe et la qualité, notre petite entreprise québécoise a commencé avec une idée, pour devenir ce que j’appelle une petite-moyenne-multinationale! »
 
La mission de K2 Geospatial était d’offrir à chacun e pouvoir d’agir pour améliorer le monde, une décision à la fois. De ville en continent intelligent, l’expert en géomatique gagne chaque jour du terrain.
 
Source : Mélanie Pilon, rédactrice pour le programme Vitrine TI des partenaires en TIC
 
Une initiative du Chantier Promotion de l’industrie de TechnoMontréal et ses partenaires
 

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